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S.O.E Stuc et Staff met l’innovation au service de savoir-faire traditionnels depuis près de 120 ans

19 06 2023

Depuis près de 120 ans, S.O.E Stuc et Staff exprime son savoir-faire en France et au-delà à travers son travail de restauration et de créations originales et contemporaines en plâtre.

Créée en 1905 par trois stucateurs creusois venus à Paris, l’entreprise a, au fil des années et de son développement, gagné une reconnaissance nationale et internationale, s’adjoignant les compétences de staffeurs et d’ornementistes au gré des rachats d’autres sociétés. L’entreprise compte aujourd’hui une cinquantaine de salarié·es, dont 14 associé·es.

« Nous maîtrisons tous les matériaux qui tournent autour du plâtre traditionnel : le stuc pierre, le stuc marbre, qui sont notre cœur de métier historique, mais aussi la gypserie, ou encore le staff », détaille Bruno Rondet, PDG de la Scop. « Le plâtre est un matériau naturel, on travaille la poudre et l’eau comme il y a 100 ans. Ce qui ne veut pas dire que nos métiers et nos techniques n’ont pas fait l’objet d’évolutions et d’innovations importantes depuis les années 50 ! ».

Des usages multiples pour un matériau naturel et durable

Des ornements à la restauration de bâtiments historiques, en passant par la création de mobilier contemporains ou d’architecture moderne et même le design d’intérieur, les usages du plâtre sont en effet multiples, et les types d’interventions de S.O.E Stuc et Staff variées. « Selon les années, on peut faire 80 % de restauration de patrimoine, d’autres années seulement 20 %, c’est très variable », explique Bruno Rondet, qui compte parmi les plus célèbres réalisations de la Scop l’exécution des cimaises en stuc romain dans la galerie des Hauteurs ainsi que les décors en stuc pierre d’une partie de la nef au Musée d’Orsay, la reconsolidation de l’ensemble du plafond du Grand Hôtel intercontinental de Paris, la création de mobilier pour des boutiques de luxe, le garde-corps circulaire en plâtre du restaurant de l’Opéra Garnier, ou encore la réalisation des décors en staff et résine de la Maison Ladurée à Tokyo et le siège de l’entreprise Huawei à Shenzhen, en Chine.

« Sur ce chantier, nous avons fabriqué à Paris, livré sur le site et déplacé une dizaine de nos salarié·es pendant presque deux ans pour mettre en œuvre tous nos parements en stuc pierre, des halls d’accueil et bureaux de prestige.

En parallèle de cette opération, nous avons réalisé une demeure privée à Bangkok où l’intérieur a été décoré en plâtre : corniches, rosaces, panneaux moulurés, etc. Nous sommes également en phase d’achèvement sur une belle opération à Singapour, où nous décorons les murs en stuc pierre, intégrant des dégradés de couleurs, pour l’habillage des parois du terminal de Changi-Airport. Une très belle opération avec plus de 4 000 m² avec des décors, que nous avons fabriqués à Paris et livrés sur le chantier », rappelle Bruno Rondet. La Scop est en effet aussi une référence à l’international, et particulièrement en Asie, où les clients ne se contentent pas de reproduire des techniques, mais bien de faire appel à un savoir-faire français d’excellence.

Changi Airport ©S.O.E
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©Thierry Malty
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©Didier Raux
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©S.O.E

L’innovation au service de la Qualité de Vie au Travail

Depuis plusieurs années, la Scop fait preuve d’initiatives et d’innovations dans les techniques qu’elle utilise en plâtrerie pour réaliser des moulures de plafonds, ou encore des fabrications spéciales contemporaines ou de style en panneaux muraux, pour décorer magasins et appartements. Une des préoccupations est d’améliorer les conditions de travail des salarié·es en diminuant la pénibilité des tâches. « Il faut que l’on soit force d’innovation. Nous avons par exemple investi dans un scanner pour reproduire les ornements que l’on dessinait avant à la main. Aujourd’hui, avec un scan, on peut les mettre directement en 3D et construire une bibliothèque d’ornements, et ça c’est un grand pas dans l’innovation dans les métiers du plâtre ! » raconte le PDG.

« La mécanisation de certaines de nos tâches a été également révolutionnaire pour nos métiers. Elle allège la pénibilité de nos travailleurs et travailleuses.

La duplication de certains éléments en élastomère (caoutchouc) a permis de dupliquer sans perdre la qualité et d’alléger les tâches lourdes et fastidieuses que l’on faisait auparavant, en dupliquant dans cette matrice de travail un grand nombre de moulages.» À côté de ces évolutions générales, S.O.E Stuc et Staff est parfois amenée à faire preuve d’ingéniosité pour des projets inédits et sur-mesure. Des innovations, fruits de prises de décisions collectives, que le statut coopératif favorise.

s.o.e©alexis-toureau
©alexis-toureau

La Scop, atout d’une amélioration des conditions de travail

Ainsi, en 2012, une question cruciale se pose dans le cadre du CSE : « quelle est la manipulation la plus douloureuse pour nos équipes ? ». La réponse est unanime : la ponceuse, particulièrement lorsqu’elle est utilisée pour gréser (poncer) le stuc pierre appliqué en plafond ! Collectivement, les salarié·es associé·es se font alors porte-parole des équipes et des remontées terrain et imaginent ensemble des solutions. Pendant 6 mois, ils travaillent avec une société spécialisée dans les supports de caméra pour adapter leurs techniques aux métiers de la coopérative, aboutissant à la création d’un exosquelette spécifique. « La restauration du plafond de l’Hôtel Intercontinental à Paris est un autre exemple : pour consolider l’ensemble, il fallait faire un trou tous les 20 cm², sur une surface de 600 m², pour insérer des renforts en tiges de fibre de verre. Impossible à réaliser en l’état, avec le matériel existant. Alors on a étudié la question tous ensemble. Dans ces cas-là, être en Scop, c’est un vrai atout, parce qu’on peut se permettre de prendre le temps de s’interroger et de trouver des solutions collectivement. Pour cet exemple précis, on a détourné un matériel existant pour créer une multi perceuse constituée de 5/6 perceuses ! » s’enthousiasme Bruno Rondet. Dernièrement, S.O.E Stuc et Staff, dans le cadre d’un contrat conclu avec la CRAMIF « Contrat de Prévention des Risques Professionnels », a fait intervenir un ergonome pour, dans un premier temps, analyser les postes de travail et les gestes qu’avaient les salarié·es. Cet état des lieux servira à modifier, aménager, améliorer et mécaniser les taches pénibles et ou répétitives qui auront été décelées. La CRAMIF a également participé au financement, dans le cadre de ce contrat de prévention des risques professionnels, de l’aménagement d’un local résine intégrant une ventilation avec aspiration et filtrage, pour une mise en conformité de l’utilisation et de l’emploi de ces résines en toute sécurité.

« L’amélioration continue de nos outils de travail est clairement rendue possible par le fait d’être en Scop, par le fait d’associer aux prises de décisions des personnes qui sont plus proches des problématiques du terrain et des expertises. On ne décide pas seul, et on trouve des solutions auxquelles on aurait pas pensé seul», argumente le PDG.

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©S.O.E

Assurer la pérennité de métiers d’exception

Des innovations au service d’un savoir-faire d’exception qu’il est nécessaire de faire perdurer. « Une partie de nos métiers se perd si on ne les perpétue pas. Il n’existe pas d’école de stucateurs, par exemple. Alors on propose des formations en interne. Sur les chantiers qui nécessitent des techniques particulières, on met notre référent à la réalisation, et on va solliciter deux ou trois salarié·es qui n’ont pas encore pratiqué cette formation de stucateur et que l’on va mettre sur le chantier pour que la transmission soit assurée. » Des métiers qui attirent en tout cas de nombreuses personnes en reconversion : « On les intègre comme apprenti·es, et ils et elles complètent leur formation en interne, sur les chantiers. On a même des reconversions de personnes qui arrivent avec une formation littéraire ! » conclue Bruno Rondet, qui espère voir vivre encore longtemps ces métiers d’exception encore souvent trop méconnus.

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©S.O.E
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