Implantée depuis 1994 à Chanteloup-les-Vignes, la Scop EBS Le Relais Val de Seine, emploie désormais plus de 200 salarié·es, dont plus d’une centaine en insertion, dans l’objectif de collecter, trier, revaloriser et revendre textiles et chaussures.
Une nouvelle boutique dédiée au déstockage
En réponse à une activité en augmentation ces dernières années, la Scop souhaite diversifier aujourd’hui son activité en ouvrant un nouveau type de boutique, dédiée au déstockage, qui lui permettrait d’œuvrer encore davantage à la revalorisation textile et à l’insertion professionnelles, les deux piliers au cœur de sa raison d’être.
Jusqu’à présent, une partie des textiles récoltés était revendue au sein des 11 boutiques que compte l’entreprise dans les Yvelines, Le Val d’Oise et Paris 15e et 20e, mais aussi en ligne avec la Scic Label Emmaüs.
Mais malgré le développement des sites web dédiés à la seconde main, le Relais Val de Seine voit son activité croître. En 2024, 6 700 tonnes avaient été récoltées, l’année dernière ils sont montés à 7 200. Et la hausse devrait se poursuivre en 2026.
En plus de leur friperie, le Relais Val de Seine souhaite donc innover, avec l’ouverture d’une boutique de déstockage. Actuellement, chaque vêtement reste en boutique durant quinze jours. Si à la fin, il ne trouve toujours pas preneur, il se retrouve stocké, dans l’espoir que d’autres professionnels viennent le racheter au kilo. Avec cette boutique, les particuliers pourraient aussi se servir, une opération gagnante pour Le Relais Val de Seine. D’une part, cela lui permettrait de gagner de la place et de l’argent en retirant ces immobilisations du site chantelouvais. Mais il permettrait également l’embauche de davantage de contrats d’insertion. Une perspective qui vient répondre au but premier de la Scop, dans laquelle 80 % de ses contrats d’insertion sortent avec un nouvel emploi ou une formation diplômante. 300 m² seraient nécessaires à l’ouverture de cette nouvelle boutique, et la Scop poursuit toujours activement ses recherches dans le Val d’Oise, les Yvelines ou les Hauts de Seine.
Des locaux agrandis et une forte dynamique coopérative
Dans quelques semaines, la Scop inaugurera par ailleurs ses nouveaux locaux, fruit d’un projet d’extension lancé en 2022 mais qui, en raison de l’inflation, avait dû être mis en pause. Des locaux agrandis qui permettront une réorganisation et une réaffectation des espaces, et une augmentation de la capacité de stockage et de production.
Une dynamique de développement qui s’accompagne d’une dynamique de gouvernance coopérative, avec l’intégration de 10 nouvelles et nouvaux associé·es cette année et la mise en place de groupes de travail sur la vie coopérative.