CA ME REGARDE : une Scop pour faire bouger les lignes entre les associations et les entreprises

Témoignage de Ségolène Delahalle, co-fondatrice et co-gérante de CA ME REGARDE

Depuis 2012, la Scop ÇA ME REGARDE contribue au rapprochement du monde de l'entreprise avec celui des associations par le biais d'événements et de chantiers solidaires. Un projet dans lequel tout le monde est gagnant !

Arnaud Fimat et Ségolène Delahalle, les fondateurs de CA ME REGARDE

Une volonté : initier des formes de solidarité différentes

L'aventure ÇA ME REGARDE est née de l'envie de Ségolène Delahalle et Arnaud Fimat, ses fondateurs, de rapprocher le monde de l'entreprise et le monde associatif, et d'y introduire plus de lien social, d'entraide et de compréhension mutuelle. Ségolène Delahalle raconte : « L'idée a germé alors que nous étions membres de l'équipe Développement Durable de l'entreprise familiale dans laquelle nous travaillions tous les deux. Nous devions, dans ce cadre, animer des activités pour les salariés. Nous avons alors mis en place en 2010 des RTT solidaires. Douze salariés ont dit « Ok » ! Nous avons par contre rencontré quelques réticences de la part des associations, qui craignaient d'être instrumentalisées ». L'opération est malgré tout un succès, et en 2011, la forte demande des salariés les conduit à renouveler l'expérience. En mars 2012, ils décident de créer CA ME REGARDE.

La Scop pour sécuriser le projet d'entreprise

« C'est le bouche à oreille qui nous a permis de connaître le statut coopératif », explique Ségolène Delahalle. « Nous nous sommes immédiatement retrouvés dans le fonctionnement de la Scop, car il correspondait parfaitement à notre état d'esprit ! On aime dire avec Arnaud [Fimat] qu'en tant que co-fondateurs, co-gérants, on est interchangeable », raconte-t-elle. Elle ajoute : « Et puis, le principe des réserves impartageables est pour nous une manière de sécuriser le projet d'entreprise. »

Depuis sa création, ÇA ME REGARDE a organisé 80 expériences solidaires, qui ont bénéficié à 1 500 personnes. « Aucune de ces journées ne se ressemble, nous faisons du sur-mesure ! », précise Ségolène Delahalle. Les projets ne manquent pas en 2015, pour la Scop qui a embauché il y a quelques mois une salariée sur la Région Rhône-Alpes, pour prolonger l'implication des entreprises et des associations au plus près des bassins locaux. « En 2015, nous allons renouveler les RTT solidaires en augmentant le nombre de journées disponibles. Nous voulons également développer les collectes événementielles en entreprise, qui se tiennent généralement sur une semaine, pendant la Semaine du Développement Durable ou celle de la RSE. Cela répond à une prise de conscience grandissante, et à l'envie de nombreux salariés de répondre aux enjeux de la RSE de manière concrète. Le grand projet reste par ailleurs de mieux faire connaître notre existence au vaste tissu des PME... », développe Ségolène Delahalle. « Tout le monde est gagnant », conclut-elle, « du salarié, qui voulait s'engager sans savoir comment, à l'entreprise, qui fédère ses équipes sur des projets qui ont du sens, en passant par l'association, qui trouve ainsi des partenaires potentiels, et, surtout, bénéficie de la réalisation concrète d'un projet... ».

Une Scop, en bref

Une Scop a la particularité d'appartenir à ses salariés associés majoritaires (ils détiennent au minimum 51% du capital et 65% des droits de vote). Les décisions fonctionnant sur un principe démocratique, tout salarié associé détient une voix lors des Assemblées Générales, quel que soit le montant de son capital. Impliqués, écoutés, ils sont aussi motivés par le système de répartition équitable de la richesse produite (entreprise, capital, salariat) : en moyenne, les Scop redistribuent 40% des résultats à leurs salariés. Les Scop démontrent les vertus d'une économie organisée sur la durée.

Les Scop dans le Val-de-Marne

 Le département du Val-de-Marne soutient l'Union régionale des Scop depuis plusieurs années.

Le département compte une quarantaine de coopératives (Scop et Scic). Parmi elles, des coopératives historiques : Le travail (1882), SNTPP (1922), ou SNTP et TP (1949), un théâtre : le théâtre El Duende à Ivry, mais aussi de nombreuses entreprises de conseil, des architectes, une librairie (Envie de lire), une auto-école (ECF à Fontenay), une Scop de services à la personne (Valenton Services)...

Ségolène Delahalle - 06 89 26 90 93 - segolene.delahalle@cameregarde.com 

Arnaud Fimat - 06 30 69 86 80 - arnaud.fimat@cameregarde.com

et Cyrielle Barre - 06 86 75 05 94 - cyrielle.barre@cameregarde.com pour les questions spécifiques à la région Rhône-Alpes

Site : www.cameregarde.com
Blog : http://cameregarde-et-vous.com

Facebook : www.facebook.com/cameregarde

Vous souhaitez créer une Scop dans le Val de Marne ?

Pour être au plus près des porteurs de projets et de nos partenaires, l'Urscop a mis en place des permanences sur le territoire, avec le soutien du département.

Prenez rendez-vous les mercredis et jeudis
avec Xavier Marga :
xmarga@scop.coop
ou 01 40 87 87 00

Prenez rendez-vous les mercredis et jeudis
avec Xavier Marga :
xmarga@scop.coop
ou 01 40 87 87 00

D'autres témoignages de créateurs :