Bomoï : « Une autodidacte lance des produits qui éveilleront vos sens »

Passez de l'audiovisuel à la création de soins cosmétiques bio, le pas à franchir est grand me direz-vous... Et bien elle l'a fait et ça lui réussit ! Céline Lerus et son associé ont créé la Scop Bomoï

Céline, trentenaire distribuait des programmes audiovisuels à l'international depuis plusieurs années. Vente, communication, déplacement, le travail dans cette grande holding était varié. Mais au moment où l'activité a décliné, elle s'est naturellement dirigée vers ses centres d'intérêts...

Ayant toujours était attiré par le monde de la cosmétique et du bien-être. Elle s'y penche donc de plus près. Sa première idée : faire des pains de savons aux odeurs atypiques (cardamone brune, muscade, pitaya). Son associé travaille dans la communication depuis plus 8 ans, il se propose de la rejoindre sur ce projet. Elle est bien entourée, « des amis ont montés une société, ça a été une vraie plu value pour moi ». Il l'encourage à se lancer à grande échelle tout de suite. Lui a les outils, les connaissances en marketing, développement de site web, charte graphique et packaging. Elle, polyvalente et d'une fibre commerciale. Seul frein : elle n'a pas de formation en chimie. Elle se plonge alors dans les livres, se rend dans les salons du bien être... Elle recentre son projet autour des huiles essentielles, se documente sur leur utilisation et leurs vertus, l'aromathérapie et rencontre un laboratoire. Elle cherche à savoir comment, techniquement, on fabrique un produit. Elle fait murir son projet pendant plus de 2 ans avant de le concrétiser.

Elle choisit de se concentrer sur la création d'un triptyque (composé d'une crème exfoliante, un élixir de savon et une bougie de modelage), plutôt qu'une gamme très étendue. Elle utilise des matières nobles, vertueuses et peu exploitées en cosmétologie,. Elle crée ses propres recettes et recherche des producteurs : « J'ai contacté un petit producteur d'absinthe en Belgique, il extrait lui même les essences de ses plantes, c'est ce que je voulais ». Elle se concentre sur les notes olfactives et façonne sa marque autour de 3 mots clé : Inspiration, Sensation, Evasion.

Elle développe ses produits avec son façonnier, les tests dureront plusieurs mois en ajustant les pourcentages de chaque ingrédient pour obtenir le produit qu'elle souhaitait. Ses soins contiennent plus de 60% d'actif bio (contre 10% pour obtenir un label bio), ce n'est pas un simple argument de vente mais une vraie démarche de sa part.

Fin 2010, elle lance son entreprise et choisit naturellement le statut Scop, « cela correspond parfaitement à l'éthique de Bomoï, et puis s'appuyer sur un réseau, c'est toujours rassurant quand on se lance ». Un démarrage en trombe, puisque dès les premières ventes qu'elle organise, la 1ère collection « Le Triptyque Vert » rencontre un vrai succès.

Ses projets ? Développer de nouvelles gammes et envisager l'ouverture de son propre SPA BOMOÏ

Des conseils pour un porteur de projet qui souhaiterait se lancer ?

  • En parler, cela permet de s'ouvrir et d'améliorer son projet,
  • S'appuyer sur son réseau parce qu'on a toujours besoin de compétences plus vastes,
  • Bien étudier le marché et prendre le temps de travailler la spécificité du produit,
  • Foncer ! Il n'y a jamais grand chose à perdre : il faut juste démarrer avec ses moyens ne jamais voir trop grand.