Loi ESS | Dans la presse...

La loi Hamon a mis en lumière les coopératives (Scop et Scic) et l'Economie Sociale et Solidaire. Extraits de quelques parutions.

« L’ESS a fait la preuve de son potentiel économique » Benoît Hamon

La Tribune, novembre 2013

Vous prônez la pollinisation de l'économie classique par les valeurs et les pratiques de l'ESS. Pour quelle raison ?

Tous les Français, qu'ils soient ou non patrons du CAC 40 ou de PME, devraient, à l'instar des membres du gouvernement, partager le même objectif : restaurer la création d'emplois. Sur les dix dernières années, 23 % d'emplois nouveaux ont été créés dans l'ESS contre 7 % dans l'économie traditionnelle. Et, pour prendre l'exemple des Scop, 82,5 % de celles créées il y a trois ans poursuivent aujourd'hui leur activité, contre 66 % pour les entreprises classiques. L'ESS fait donc la preuve de sa robustesse et de son potentiel économique.
Outre les valeurs que porte le secteur, je crois qu'il s'agit là du meilleur argument pour comprendre pourquoi notre gouvernement se mobilise pour créer de véritables politiques publiques en faveur du développement de l'ESS. Enfin, ce secteur économique contribue à la cohésion sociale et à l'amélioration du bien-être collectif, comme l'a souligné de manière pionnière Joseph Stiglitz.

Reprise d'entreprise : Benoît Hamon fait le bonheur des cadres

L'Express / L'Entreprise, 5 novembre 2013

Les cadres, futures repreneurs ?

Dans les rangs de la CFE-CGC, la mesure obligeant les dirigeants à informer les salariés avant toute cession d'entreprise fait l'unanimité. " Nous voyons dans ce projet de loi sur l'Economie sociale et solidaire et dans cette mesure, un excellent préambule à la relance de l'emploi. 10% des entreprises mettent la clé sous la porte, faute de repreneur ", lance Carole Couvert, la présidente du syndicat.

Après un vibrant plaidoyer sur les vertus de l'ESS, qui n'est " ni poussiéreuse, ni animée par des gens en redingote grise", le ministre délégué a vanté les mérites du dispositif qui suscite bien des commentaires. "Nous ne voulons pas qu'une entreprise viable ferme, faute de repreneur, a précisé Benoît Hamon. Au moins 50.000 emplois sont détruits chaque année, selon la fourchette basse de l'INSEE. La mesure permettra aux salariés informés de s'organiser pour une éventuelle reprise."

Hamon mise sur «l'économie sociale»pour créer des milliers d'emplois

Le Figaro Economie, 7 novembre 2013

Avec 200.000 structures et 2,4 millions de salariés (+23% depuis 10 ans), il représente 1 emploi privé sur 8 en France. En comparaison, c'est 1,5 fois plus d'emplois que le secteur de la construction et 4,5 fois plus que l'agroalimentaire. Les entreprises de l'économie sociale et solidaires distribuent chaque année 53 milliards d'euros de masse salariale: c'est 2,5 fois le poids du marché de l'hébergement et de la restauration.

Loi Hamon : pour une information des salariés sur la cession d'entreprise

Le Monde, 3 octobre 2013

Les salariés doivent-ils avoir un droit de regard sur les conditions de rachat de leur entreprise ? Est-il légitime de leur donner la possibilité de la reprendre s'ils le souhaitent ? Les réponses à ces questions dépendent étroitement de la conception que l'on a de l'entreprise et de la place occupée par les salariés. [...] En tant que Scop, nous sommes aussi régulièrement sollicités pour étudier la faisabilité de la reprise par les salariés sous ce statut. Nous pouvons ainsi nourrir ce débat avec quelque légitimité tirée des fruits de notre longue expérience.


SCOP : changer d'échelle pour réussir le choc coopératif

Tribune de Patrick Lenancker, Président de la CGSCOP

Le 23 juillet dans Libération à l'occasion de l'adoption du projet de loi ESS.

Cette loi est bien entendu un levier majeur mais il nous revient à nous tous, acteurs de l'ESS, Mouvement Scop, de nous mobiliser pour réussir notre «choc coopératif».

Avec 263 nouvelles entreprises, 2013 a été la meilleure année depuis 6 ans en termes de création de Sociétés coopératives et participatives, portant le nombre total d'entreprises adhérentes au Mouvement à 2 252. C'est l'enjeu de notre plan de développement qui est porté par l'ensemble de nos unions régionales dans les territoires pour accompagner les porteurs de projets coopératifs.