Quand les salariés reprennent leur entreprise en Scop

Le 17 septembre, l'Union régionale des Scop était invitée à la Fête de l'Humanité pour parler de la reprise en Scop par les salariés, au côté des Scop-Ti et des Mim.

Le 17 septembre dernier, l'Union régionale des Scop d’Ile-de-France était invitée à la Fête de l'Humanité pour participer à une table ronde intitulée : "Quand les salariés reprennent leur entreprise en Scop : partage d'expériences".

L'occasion était donnée de discuter de ce thème autour de deux projets ayant été fortement médiatisés ces derniers temps : les SCOP TI (ex FRALIB), et les MIM. La première de ces expériences a pu aboutir, la deuxième n'a pas pu se concrétiser. L'importance de l'accompagnement en amont des projets pour structurer un collectif et monter un modèle économique est évidemment apparue primordiale. Au-delà de cette dimension opérationnelle, des questions plus politiques ont été posées, notamment au sujet du soutien plus ou moins fort des forces politiques environnantes pour faire aboutir un projet, ou la nécessaire réforme des Tribunaux de Commerce sur la question des critères en vigueur pour décider du destin des entreprises à la barre du Tribunal, critères aujourd'hui encore partiellement opaques et pouvant pénaliser les projets défendus par les salariés.

Ces présentations ont permis de discuter avec la salle sur la progression du statut Scop, les enjeux et les problématiques auxquels se confrontent les porteurs de projets - par exemple en termes de recherche de partenaires bancaires.

Environ 150 personnes étaient présentes pour assister à cette table ronde, qui a donc permis de réaffirmer, par ses succès (SCOP TI), et malgré certaines déconvenues (MIM), la pertinence du modèle coopératif pour construire une économie plus soucieuse des principes démocratiques.

Pour voir ou revoir la table-ronde sur Youtube,
>>> c’est par ici